mardi 13 décembre 2016

Thème 2 (Chapitre 1) : Nourrir l'Humanité

Chapitre 1 : Un agrosystème : définition et ses limites.

1/ Rappel : L'écosystème naturel.
Trois niveaux de biodiversité sur la Terre


Un écosystème naturel est un ensemble d'êtres vivants qui interagissent entre eux par des relations de support et de nutrition. Ils échangent de l'énergie et de la matière.
L'énergie d'un écosystème provient du soleil qui permet la création de matière organique (MO) végétale à partir de matière minérale (H2O, CO2, sels minéraux) : c'est la photosynthèse.
Cette MO est ensuite utilisée par des producteurs secondaires avant d'être reminéralisée par les décomposeurs du sol.

Fonctionnement d'un écosystème


L'ensemble des êtres vivants constitue la biomasse (= animaux, végétaux, bactéries,...).

2/ L'agrosystème : un écosystème artificiel.

Un agrosystème est un écosystème artificiel dont le but est de produire de la matière végétale (agriculture) ou animale (élevage) destinée à l'alimentation humaine, l'industrie ou la production d'agrocarburants.
En exportant l'essentiel de la MO produite par l'agrosystème, l'homme a rompu le recyclage naturel de celle-ci sous forme de matière minérale.
Il doit donc artificiellement augmenter l'apport de matière minérale sous forme d'engrais chimiques ou organiques et par l'irrigation (H2O). Ces pratiques augmentent le coût énergétique de production (fabrication, transport,...)
Fonctionnement d'un agrosystème

3/ L'agrosystème : entre rendement et développement durable.

L'élevage consomme plus d'énergie en produisant de la viande que l'agriculture en produisant des fruits, légumes ou céréales :
- consommation importante d'eau (élevage et abattage),
- consommation d'énergie pour le transport et la conservation,
donc une libèration de plus de CO2 dans l'atmophère (GES).
A cause des pertes énergétiques engendrées par la taille de la chaîne alimentaire, la consommation de viande animale a, au final, un bilan énergétique plus faible pour l'homme que les céréales.

Dans un agrosystème, le rendement global de la production comparé aux consommations de matière et d’énergie conditionne le choix d’une alimentation d’origine animale ou végétale, et cela dans une perspective de développement durable.