mercredi 15 novembre 2017

Thème 1 (Chapitre 3) : Voir le monde

Chapitre III : La perception visuelle

1- Le traitement des informations visuelles par le cerveau.

a- Localisation du traitement des informations visuelles
Le cortex cérébral est le tissu organique externe du cerveau. Il présente de nombreux replis appelé convolutes. Il montre un sillon au niveau temporal et est divisé en 4 lobes corticales, elles mêmes sous-divisées en aires corticales.
Le cortex visuel (cortex occipital) comporte plusieurs aires (V1 à V5) qui répondent de façon spécifique à des aspects différents du stimulus visuel (V4 : couleur, V5 : direction du mouvement, V1 et V2 : reconnaissance des formes et perception fine).
D'autres aires corticales participent à l'élaboration de la perception visuelle (cortex temporal : "où", et pariétal : "quoi"...).
Les différentes aires du cortex visuel échangent en permanence des informations qui permettent une perception visuelle globale des objets.


b- La perception visuelle et le langage
La vision et le langage sont impliqués dans l'apprentissage de la lecture à voix haute.
La lecture se décompose en un certain nombre de tâches réalisées par des aires spécialisées du cortex cérébral :
- la vision des caractères  : aires visuelles,
- la reconnaissance des mots écrits  : aire de reconnaissance visuelle des mots localisé en général dans l'aire occipito-temporale de l'hémisphère gauche,
- la reconnaissance lexicale des mots : région temporale moyenne gauche et Aire de Wernicke,
- l'attention et la lecture sérielle,
- la prononciation et l'articulation des mots : Aires du langage dont Aire de Broca,...

2 - Les variations de la perception visuelle
a- Unité et diversité des perceptions.
L'organisation générale du cortex visuel (lobes et aires cérébrales) est la même pour tous (déterminisme génétique).
Les apprentissages et les expériences acquises sont à l'origine d'un développement différent des réseaux de neurones corticaux qui fait qu'aucun cerveau ne voit le monde exactement comme un autre.
D'autre part, après un traumatisme, la fonction des neurones détruits peut-être restaurée par d'autres réseaux de neurones. Certaines aires corticales non utilisées (perte de la vision) peuvent être utilisées pour d'autres fonctions (apprentissage du braille). Ces phénomènes illustrent la plasticité cérébrale.

Plus largement, la plasticité cérébrale décrit les mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier lors de processus cellulaires dès la phase embryonnaire ou lors d'apprentissage. Elle s’exprime par la capacité du cerveau de créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les connexions de ces neurones. Le cerveau est ainsi qualifié de "plastique". Ce phénomène intervient durant le développement embryonnaire, l'enfance, la vie adulte et les conditions pathologiques (lésions et maladies). Il est responsable de la diversité de l'organisation fine du cerveau parmi les individus (l'organisation générale étant, elle, régie par le bagage génétique de l'espèce) et des mécanismes de l'apprentissage et de la mémorisation chez l'enfant et l'adulte. Ainsi, la plasticité cérabrale est présente tout au long de la vie, avec un pic d’efficacité pendant le développement de l'enfant, puis toujours possible mais moins fortement avec l’adulte.

b- Les perturbations de la vision : l'action des drogues.

Comparaison de la forme 3D des deux molécules : Sérotonine (neurotransmetteur) et LSD (drogue hallucinogène).
Entre deux neurones, au niveau des synapses, le message nerveux est de nature chimique : les neurotransmetteurs.
Certaines substances exogènes (drogues) miment les neurotransmetteurs en se fixant sur les récepteurs synaptiques. Ils perturbent le fonctionnement des synapses, et donc de la vision. Par exemple, le LSD (Acide Lysergique Diéthylamide) est une drogue hallucinogène dont la structure moléculaire est proche de la sérotonine, un neurotransmetteur endogène des aires visuelles.
Leur consommation entraîne des troubles du fonctionnement général de l’organisme, une forte accoutumance ainsi que des « flash-back » imprévisibles.
Etape de mise en place d'une toxicomanie : exemple de la morphine.

Processus médico-psychologiques pour sortir de la toxicomanie.