mardi 20 mars 2018

Th.2 : Nourrir l'humanité


Chapitre II : Nourrir 9 milliards d'habitants durablement
I/ L'amélioration de la quantité et de la qualité des productions.
a- les apports qui améliorent la quantité.
L'irrigation raisonnée en fonction des conditions climatiques , de la nature des sols et le stade de développement des cultures augmentent le rendement. L'agriculture est le plus grand consommateur d'eau douce au monde.
L'apport d'engrais (N, K, P) fertilisent les sols appauvris par la l'exportation des récoltes précédentes.
Les traitements phytosanitaires (pesticides, fongicides, ...) limitent la destructions des récoltes par les parasites et ravageurs.
b- les biotechnologies qui améliorent les variétés agricoles.
La sélection génétique d'hybrides obtenus par croisement de variétés animales ou végétales pures (homozygotes) permet la création de nouvelles variétés regroupant des caractères d'intérêts de manière stable (homogénéité de la F1). L'hybridation permet parfois l'amélioration aléatoire d'autres caractères , appelée "vigueur hybride", permettant la sélection de nouvelles variétés.

Identifier des gènes d'intérêts.

Obtenir une nouvelle lignée stable.

Amélioration par la vigueur hybride.

L'amélioration génétique des espèces par introduction d'un gène "étranger" dans une variété préexistente (technique de transgénèse) permet la création d'OGM aux qualités nouvelles.

Le bouturage végétal et le clonage animal permet de reproduire à l'identique des génomes sélectionnés.

II/ Des enjeux pour l'environnement et la santé.

a- Les risques sanitaires encore mal évalués

L'apport excessif ou mal contrôlé des engrais ou des produits phytosanitaires dans les sols provoque une pollution des nappes aquifères lors du lessivage des sols par les pluies.

Ces pollutions sont à l'origine de la détérioration de la qualité des eaux du robinet, et du développement d'algues vertes envahissantes dans les rivières et les eaux côtières ("marées vertes").

L'exposition quotidienne aux polluants par l'alimentation, ainsi que leurs effets combinés sont actuellement mal évalués et probablement sous-estimés.
En France, la culture des OGM est actuellement limitée par principe de précaution.
b- Un coût énergétique et environnemental élevé.
La multiplication des techniques de production augmentent la consommation énergétique et la libération des GES impliqués dans le réchauffement climatique.
L'effet de serre
Les pollutions (pesticides) et l'occupation intensive et monospécifiques des sols induisent une réduction de la biodiversité.
L'agriculture biologique (réduction des traitements phytosanitaires,...) et l'enherbement périphériques des champs améliorent la diversité spécifique naturelle et la qualité des eaux sous-terraines.
BILAN :
L’exportation de biomasse, la fertilité des sols, la recherche de rendements et l’amélioration qualitative des productions impliquent des pratiques agricoles et biotechnologiques dont le coût énergétique et les atteintes portées à l’environnement sont importantes et souvent mal évaluées. 
Le choix des techniques culturales doit concilier la production, la gestion durable de l’environnement et la santé de l'Homme.