Le Dessin Scientifique d'observation est une méthode permettant d'illustrer ses observations avec rigueur et application, sans schématiser ou interpréter.
Un blog du professeur pour les lycéens souhaitant relire leurs cours ou approfondir le programme.
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mercredi 27 septembre 2017
mardi 5 septembre 2017
Le MICROSCOPE OPTIQUE
LE MICROSCOPE OPTIQUE
Le microscope optique permet d’observer des coupes fines de tissus organiques ou de roches placées entre une lame et une lamelle de verre.

Protocole d’utilisation du microscope optique
1/ Déroulez délicatement le câble d’alimentation et branchez le microscope. Sur certain microscope, assurez-vous que l’interrupteur soit éteint et que l’intensité soit au minimum pour ne pas griller l’ampoule.
2/ Au début de l’utilisation, vérifiez que la tourelle soit placée sur le petit objectif.
3/ Avant de placer la lame sur la platine, localisez à l’oeil nu la région à observer. Ne pas oublier de lire l’étiquette de la lame.
4/ Déposez la lame de verre délicatement sur la platine car elle est fragile et elle coûte cher. Ensuite, placez la zone à observer sur le trou lumineux de la platine. Fixez la lame à l’aide des deux pinces métalliques.
5/ Les réglages de mise au point se font lentement pour ne pas écraser la lame de verre avec l’objectif. Utilisez d’abord le réglage normal (grosse molette) puis le réglage fin (petite molette). Pour chaque objectif, descendre au plus près de la lame sans la casser et faites la mise au point en remontant. Ne pas utilisez le réglage rapide au fort grossissement !
6/ Le changement d’objectif s’effectue à l’aide de la bague tournante (tourelle) seulement. On ne touche jamais aux objectifs avec les doigts.
7/ Après utilisation, retirez la lame que vous rangez soigneusement dans sa boîte.
8/ Remettez la tourelle sur le petit objectif en en position initiale.
9/ Débranchez le microscope et enroulez délicatement le câble électrique sur le pied du microscope (et non pas sur les objectifs!).
Calcul du Grossissement du microscope
Le grossissement de l’observation est égal au produit du grossissement de l’objectif par le grossissement de l’oculaire :
G microscope = G objectif x G oculaire
Calcul du Grossissement réel
Placer une règle graduée en plastique transparent sur la platine. L’observer au grossissement choisi et mesurer le diamètre du champ d’observation : diamètre du cercle lumineux (D réel en mm).
Sur une feuille blanche, tracer un grand cercle où vous réalisez votre dessin d’observation de façon proportionnée.
Mesurer le diamètre de ce cercle (D dessin en mm). Le G réel est égale à D dessin divisé par D réel et on écrit « G = x « G. réel » »
G réel = D dessin / D réel Ex : G réel = x 40
Calcul de la Taille d’une observation ou d’une barre d’échelle
Pour connaître la taille réelle (T réel en mm) de l’objet dessiné (cellule, cristal,…), mesurez-le sur votre dessin ( T dessin en mm) et divisez par le grossissement réel (G réel) :
T réel = T dessin / G réel
Pour construire une barre d’échelle en bas de votre dessin d’observation, tracez par exemple un trait de 20 mm (2 cm) et divisez par G réel. Vous obtenez la valeur réelle de votre barre d’échelle. Notez-la au-dessus du trait.
Ex : 0,02 mm
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jeudi 8 décembre 2016
Bauxite
La bauxite est une roche latéritique blanche, rouge ou grise, caractérisée par sa forte teneur en alumine Al2O3 et en oxydes de fer. Cette roche constitue le principal minerai permettant la production d'aluminium.
Elle se forme par altération continentale en climat chaud et humide. De structure variée, elle contient dans des proportions variables des hydrates d'alumine, de la kaolinite, de la silice et des oxydes de fer qui lui confèrent souvent une coloration rouge.
Ses minéraux spécifiques sont les hydrates d'alumine comme les polymorphes de Al(OH)3 (bayerite et gibbsite, monocliniques) et ceux de AlO(OH) (diaspore et boehmite, orthorhombiques)
Cette bauxite provient des carrières de Baux de Provence où elle a été décrite pour le première fois (P. Berthier, 1821). Leur mise en place est discutée, mais il semble que les gisements soient des altérites remaniées et transportées vers des systèmes karstiques (dissolution aérienne de calcaire : émersion) où elles se sont déposées.
Grès charbonneux à empreintes de feuilles de fougères
Grès charbonneux (matière organique fossile) provenant de la carrière de Graissessac dans l’Hérault. Interstratifiés avec des niveaux de charbons, ces grès présentent sur leur surface stratigraphique de nombreux fossiles de végétaux.
Du genre Pecopteris (du grec –pec, peigne et –pteri, aile), elle date du Carbonifère, soit environ 300 millions d’années. Il s’agissait de fougères arborescentes, avec un tronc qui pouvaient atteindre plusieurs mètres de haut.
Ces fossiles végétaux trouvés en abondance nous informent sur le climat chaud et humide qui régnait à l’époque en France. Il faut imaginer l’écosystème du Carbonifère comme une forêt équatoriale chaude et humide peuplée d’arthropodes géants.
Argilite à pseudomorphoses de cristaux de glace
Une pélite permienne montrant des empreintes (en creux) de cristaux en forme d'aiguilles maintenant disparus (carrière de Loiras, Le Bosc, Hérault)
La comparaison de ces structures avec des structures actuelles de même forme et de même taille permet d'en proposer une interprétation : il s'agirait d'empreintes de cristaux de glace ayant « poussé » dans une vase humide molle.
La présence des pseudomorphoses de cristaux de glace dans le Permien basal du bassin de Lodève permet de préciser les reconstitutions paléogéographiques et paléoclimatiques. Au Permien inférieur, la France était située à l'équateur. Or, il semble bien que le lac permien pouvait geler épisodiquement, malgré un climat globalement favorable à la végétation. Pour qu'un lac équatorial puisse geler, on est amené à supposer qu'il s'agissait d'un lac de montagne, situé à une certaine altitude au sein de la chaîne hercynienne qui vient de se former.
http://planet-terre.ens-lyon.fr
Grès rouge à ripple-marks
Ce grès rouge, daté du Trias inférieur, présente sur sa surface supérieure des rides légèrement asymétriques à crêtes parallèles.
Ces rides de petites amplitudes (> cm) et de petite longueur d’onde (qq cm) se forment sous une faible tranche d’eau sous l’effet d’un courant unidirectionnel laminaire (crête rectiligne) donc de faible énergie.
Arkose
Comme tous les grès, l'arkose est une roche détritique riche en quartz (jusqu'à 60 %), de feldspath (au moins 25 %), souvent de quelques micas et d'un ciment composé d'argile
(environ 15 %). mais il a comme originalité d'être un grès grossier,
feldspathique.
L'arkose se rencontre souvent près des granites et des gneiss car elle provient de leur altération essentiellement mécanique et/ou chimique mais modéré (préservation des feldspaths). Le transport doit aussi être réduit pour conserver les feldspaths plus fragiles que les quartz.
En résumé, les arkoses se forment à partir d'éléments ayant subit un transport faible et/ou une altération mécanique ou chimique modérée par exemple sous un climat froid, peu hydrolysant.
L'arkose se rencontre souvent près des granites et des gneiss car elle provient de leur altération essentiellement mécanique et/ou chimique mais modéré (préservation des feldspaths). Le transport doit aussi être réduit pour conserver les feldspaths plus fragiles que les quartz.
En résumé, les arkoses se forment à partir d'éléments ayant subit un transport faible et/ou une altération mécanique ou chimique modérée par exemple sous un climat froid, peu hydrolysant.
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