Un blog du professeur pour les lycéens souhaitant relire leurs cours ou approfondir le programme.

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dimanche 7 avril 2024

1.1 L’atmosphère terrestre et la vie

 Thème 1 : Science, climat et société

L’atmosphère primitive de la Terre était différente de celle d’aujourd’hui. Sa transformation au cours des milliards d’années est liée aux processus géologiques et biologiques. 

1.1 L’atmosphère terrestre et la vie

Grandes étapes de la formation du système solaire et donc de la Terre.

Depuis l’époque de sa formation, quasi concomitante avec celle du Soleil et des autres planètes du système solaire, la Terre (-4,55 Ga) a connu une évolution spécifique de sa surface et de la composition de son atmosphère. Sa température et sa pression de surface permet l’existence d’eau liquide, formant l’hydrosphère.


Aux facteurs physiques et géologiques (activité solaire, distance au Soleil, tectonique) s’est ajoutée l’
émergence des êtres vivants et de leurs métabolismes (-3,8 Ga). Un fragile équilibre est atteint, qui permet la vie et la maintient.


T1_C1_A1 :  - Analyser des données, en lien avec l’évolution de la composition de l’atmosphère au cours des temps géologiques.

- Déterminer l’état physique de l’eau pour une température et une pression donnée à partir de son diagramme d’état.

Evolution de la composition chimique de l'atmosphère depuis la formation de la Terre.

BILAN :  - Il y a environ 4,6 milliards d’années, l’atmosphère primitive était composée de N2, CO2 et H2O. Sa composition actuelle est d’environ 78 % de N2 et 21 % de O2, avec des traces d’autres gaz (dont H2O, CO2, CH4, N2O).

- Le refroidissement de la surface de la Terre primitive a conduit à la liquéfaction de la vapeur d’eau présente dans l’atmosphère initiale. L’hydrosphère s’est formée, dans laquelle s’est développée la vie.


T1_C1_A2 :  - Mettre en relation la production de O2 dans l’atmosphère avec des indices géologiques (oxydes de fer rubanés, stromatolithes ...). 

- Ajuster les équations des réactions chimiques d’oxydation du fer par le dioxygène. 

BILAN : - Les premières traces de vie sont datées d’il y a au moins 3,5 milliards d’années. Par leur métabolisme photosynthétique, des cyanobactéries (organismes constructeurs des stromatolites) ont produit le dioxygène qui a oxydé, dans l’océan, des espèces chimiques réduites (comme le fer : formation des BIF). Le dioxygène s’est accumulé à partir de 2,4 milliards d’années dans l’atmosphère. Sa concentration atmosphérique actuelle a été atteinte il y a 500 millions d’années environ. 





- Les sources et puits de dioxygène atmosphérique sont aujourd’hui essentiellement liés aux êtres vivants (photosynthèse et respiration) et aux combustions (feux de forêts, consommations de pétrole).



T1_C1_A3 : - Interpréter des spectres d’absorption de l’ozone et de l’ADN dans le domaine ultraviolet. 

BILAN :  Sous l’effet du rayonnement ultraviolet solaire, le dioxygène O2 stratosphérique peut se dissocier, initiant une transformation chimique qui aboutit à la formation d’ozone O3. Celui-ci constitue une couche permanente de concentration maximale située à une altitude d’environ 30 km. La couche d’ozone absorbe une partie du rayonnement ultraviolet (UV) solaire et protège les êtres vivants terrestres de ses effets mutagènes (altération des séquences ATGC de l’ ADN). Ainsi la vie aquatique (l’eau filtre les UV) a pu évoluer vers une vie terrestre protégée des UV par la couche d’ozone, vers -500 Ma.




T1_C1_A4 : - Analyser un schéma représentant le cycle biogéochimique du carbone pour comparer les stocks des différents réservoirs et identifier les flux principaux de carbone d’origine anthropique ou non.


BILAN : - Le carbone est stocké dans plusieurs réservoirs superficiels : l’atmosphère, les sols (humus), les océans (CO2 dissous), la biosphère (matière organique) et les roches carbonées (pétrole, charbon) et carbonatées (calcaire CaCO3). Les échanges de carbone entre ces réservoirs sont quantifiés par des flux (mesurés en tonne/an). Les quantités de carbone dans les différents réservoirs sont constantes lorsque les flux sont équilibrés. L’ensemble de ces échanges constitue le cycle du carbone sur Terre. 

- Les combustibles fossiles se sont formés à partir du carbone des êtres vivants, il y a plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d’années. Ils ne se renouvellent pas suffisamment vite pour que les stocks se reconstituent : ces ressources en énergie sont dites non renouvelables.

lundi 25 mars 2024

T3_C1_Variation génétique et santé

 T3_Corps humain et santé 


T3_C1_Variation génétique et santé 


Dans l’espèce humaine comme chez toutes les espèces vivantes, les génomes des individus diffèrent les uns des autres suite aux mutations qui se sont produites au cours des générations successives et ont été conservées dans la population.

Ces différences peuvent avoir des conséquences en matière de santé : prédisposition à certains types de pathologies ou sensibilité différentes aux agents pathogènes.

Le développement de la génomique conduit à l’idée d’une médecine personnalisée et ouvre la voie à la thérapie génique.

 

De même, la variabilité génétique des micro-organismes peut avoir des implications en termes de pathogénicité ou de résistance aux drogues (médicaments) sensées les combattre.


T3_C1_1_Mutations et santé 


Objectifs: Comprendre les causes, le mode de transmission, les effets phénotypiques et les traitements possibles d’une maladie génétique monogénique. 


Connaissances 

Certaines mutations, héritées ou nouvellement produites, sont responsables de pathologies parce qu’elles affectent l’expression de certains gènes ou altèrent leurs produits (protéines).





L’examen des arbres généalogiques familiaux permet de connaître les modes de transmission héréditaire des déterminants génétiques responsables. L’étude des génomes de grandes cohortes de patients est à la base de l’identification des gènes correspondants.




Dans le cas d’une maladie monogénique à transmission autosomique récessive, seuls les homozygotes pour l’allèle muté sont atteints. Les hétérozygotes sont des porteurs sains. 

Selon les cas, les traitements apportés visent à compenser la fonction altérée par des médicaments, ou à contrôler les conditions de milieu.

Dans certains cas, on peut envisager une thérapie génique visant à remplacer l’allèle muté dans les cellules du tissu atteint. 



Notion fondamentale : mutation, arbre généalogique, maladie monogénique autosomale récessive, génotype, homozygote, hétérozygote, trois échelles du phénotype, risque génétique, probabilité, compensation, thérapie génique.


Capacités

* Recenser, extraire et organiser des informations pour :

    - rétablir l’origine génétique d’une maladie ou d’un syndrome à partir d’arbres généalogiques ;
    - prédire les risques génétiques des nouvelles générations en calculant leur probabilité (conseil génétique).


* Recenser, extraire et organiser des informations relatives à une maladie génétique monogénique suffisamment fréquente pour que l’on puisse disposer d’un catalogue d’allèles permettant de relier un génotype au phénotype. La mucoviscidose est suggérée en raison de la diversité des allèles mutés dans la population, mais le professeur pourra préférer d’autres exemples (drépanocytose, ß-thalassémie, myopathie de Duchenne, etc.).


* Recenser, extraire et organiser des informations relatives aux traitements médicaux envisageables en fonction de la variété des manifestations pathologiques observées (tissus affectés, âge moyen d’apparition des symptômes, sévérité du syndrome, etc.).



T3_C1_2_Patrimoine génétique et santé 


Objectifs : Savoir que la détermination des causes d’une maladie repose sur un mode de raisonnement et des outils statistiques. Une pathologie précise (maladie cardiovasculaire ou diabète de type II, par exemple) est utilisée pour illustrer le thème. Développer l'esprit critique face aux discours simplificateurs (facteurs dit déterminants, génétiques ou non, etc.). 


Connaissances 

La plupart des pathologies d’origine génétique sont dues à l’interaction de nombreux gènes qui ne sont pas tous connus. Certains allèles de certains gènes rendent plus probable l’apparition d’une pathologie.

Le fond (ou patrimoine) génétique individuel intervient dans la santé de l’individu. 

De plus, mode de vie et conditions de milieu peuvent interagir dans la probabilité d’apparition d’une pathologie (on peut citer, par exemple, la sensibilité aux rayonnements solaires). 



Notion fondamentale : fond ou patrimoine génétique, origine multifactorielle d'une maladie, maladie multigénique, facteurs environnementaux, méthode et limite d'une approche épidémiologique


Capacités 

-  Recenser, extraire et organiser des informations pour identifier :

    • l’origine multigénique de certaines pathologies ;
    • l’influence de facteurs environnementaux.

-  Identifier, dans le cas d’une maladie à causalité multifactorielle, les principes, les intérêts et les limites de l’épidémiologie (descriptive ou analytique) et de ses méthodes (étude de cohortes et témoins).

-  Mener une analyse statistique simple sur des données de santé ; cartographier une pathologie en la visualisant sur un système d’information géoscientifique (par exemple : intolérance au lactose)

-  Appréhender de manière critique les conditions de validité d’affirmations lues ou entendues concernant la responsabilité d’un gène ou d’un facteur de l’environnement dans le développement d’une maladie.

-  Savoir expliciter ses comportements face à un risque de santé pour exercer sa responsabilité individuelle ou collective. 


T3_C1_3_Altérations du génome et cancérisation 


Objectifs : Acquérir des connaissances fondamentales sur le développement des cancers, sur leurs origines et leurs formes multiples. Comprendre que l’identification de l’origine de certains cancers permet la mise en œuvre de mesures de santé publique. 


Connaissances 

Des modifications du génome des cellules somatiques surviennent au cours de la vie individuelle par mutations spontanées ou induites par un agent mutagène ou certaines infections virales. Elles peuvent donner naissance à une lignée cellulaire dont la prolifération incontrôlée est à l’origine de cancers. 






On connaît, de plus, des facteurs génétiques hérités (allèles) qui modifient la susceptibilité des individus à différents types de cancers. 

La connaissance des causes d’apparition d’un type de cancers permet d’envisager des mesures de protection (évitement des agents mutagènes, surveillance régulière en fonction de l’âge, vaccination), de traitements (médicaments, thérapie génique par exemple) et de guérison. 


Notions fondamentales : mutations spontanées ou induites, cancérisation, facteurs de risques génétiques et/ou environnementaux.



Capacités 

-  Recenser, extraire et organiser des informations pour identifier les facteurs de cancérisation (agents mutagènes, infections virales, susceptibilité génétique).

-  Estimer l’augmentation du taux de mutation induit par un agent mutagène.

-  Recenser les causes multiples pouvant concourir au développement de certains cancers (pulmonaire, hépatique, peau) et les mesures de prévention possibles (limitation de
l’exposition aux UV et à diverses pollutions chimiques, politique antitabac, etc.).

-  Identifier l’importance, en matière de santé publique, de certains virus liés à la cancérisation (hépatite B, papillomavirus) et connaître les méthodes de prévention
possibles (vaccination).



T3_C1_4_Variation génétique bactérienne et résistance aux antibiotiques 


Objectifs : Etudier un cas pratique de sélection naturelle dans des populations bactériennes et ses incidences en termes de santé publique.


" petit cours sur les bactéries "


Connaissances 

Parmi les mutations spontanées ou induites qui se produisent aléatoirement dans les populations de bactéries, certaines confèrent des résistances aux antibiotiques. 

L’application d’un antibiotique sur une population bactérienne sélectionne les mutants résistants à cet antibiotique, d’autant plus qu’il élimine les bactéries compétitrices sensibles et donc augmente leur développement numérique : exemple de sélection "naturelle".


Intérêt de la durée d'un traitement aux antibiotiques



Alexander Fleming est un médecin, biologiste et pharmacologue britannique, né le  en Écosse et mort le  à Londres. Il a publié de nombreux articles concernant la bactériologie, l'immunologie et la chimiothérapie.

Sa découverte la plus connue est celle de l'antibiotique appelé pénicilline qu'il a isolée à partir du champignon Penicillium notatum en 1928, découverte pour laquelle il a partagé le prix Nobel de physiologie ou médecine avec Howard Walter Florey et Ernst Boris Chain en 1945.

Photographie d'une culture bactérienne montrant la disparition des colonies de Staphylococcus (bactéries) au voisinage de la colonie de Penicillium (Champignons), publication originale 1929.


L’utilisation systématique de traitements antibiotiques en santé humaine comme en usage agronomique ou vétérinaire augmente la fréquence des formes résistantes dans les populations naturelles de bactéries et aboutit à des formes simultanément résistantes à plusieurs antibiotiques.

Cela constitue un important problème de santé publique car le nombre de familles d’antibiotiques disponibles est limité. De nouvelles pratiques plus responsables des antibiotiques disponibles doivent donc être recherchées. 


Notions fondamentales : mutations spontanées ou induites, sensibilité/résistance aux antibiotiques, sélection naturelle, problème de santé publique, pratique thérapeutique


Capacités 

-  Étudier un protocole expérimental permettant de montrer la sensibilité ou la résistance de micro-organismes à différents antibiotiques.


-  Concevoir et mettre en place un protocole expérimental pour étudier l'apparition de mutants résistants à un antibiotique à partir d'une culture de bactéries sensibles, dans les conditions de sécurité attendues.


-  Recenser, extraire et organiser des informations pour :

            *  identifier la sensibilité ou la résistance de micro organismes à différents antibiotiques ;

            * calculer le taux d'apparition de résistances dans une population ;

            * analyser des bases de données sur la résistance aux antibiotiques en France et en Europe (type, incidence dans les populations, relations avec les pratiques de santé et d'élevage, etc.).


-  Identifier, sur un exemple, l’intérêt de l’application du raisonnement évolutionniste en matière médicale (prendre en compte l'avantage compétitif des résistants).


SCHEMA_BILAN : Variation génétique et Santé